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Séverin Guillard, lauréat du prix de thèse "Valois" - jeunes chercheurs

Publié le 30 mars 2018 Mis à jour le 30 mars 2018
Date(s)

le 6 mars 2018

Séverin Guillard, ATER à l’UPEC et membre du Lab’Urba, a reçu le Prix de Thèse « Valois » Jeunes Chercheurs, décerné par le Ministère de la Culture, pour son travail de doctorat intitulé « Musiques, villes et scènes : localisation et production de l’authenticité dans le rap en France et aux Etats-Unis ».

Séverin Guillard est ATER au département de géographie de l’UPEC et chercheur associé au Lab’Urba. Il est lauréat du Prix « Valois » dans la catégorie « Culture et cohésion sociale, territoires et développement durable ».

Créé en 2017, le prix de thèse « Valois » jeunes chercheuses, jeunes chercheurs, distingue des thèses de doctorat pour leur qualité, leur originalité et leur apport essentiel aux politiques culturelles conduites par le ministère de la Culture. Ce prix est une aide à la première publication de la thèse de doctorat ou à la traduction d’une thèse de doctorat déjà publiée.






Présentation de la thèse

Des associations entre la musique et certains espaces se retrouvent à de multiples niveaux dans le rap français et américain : des rappeurs affirment « représenter » certaines villes ou certains quartiers, les spécificités stylistiques du rap américain sont expliquées par les contextes urbains dans lesquels elles ont émergé tandis que le rap français est abordé dans les médias comme le reflet d’un univers propre à la « banlieue ».

Qu’y a-t-il derrière ces associations ? Où et comment émergent-elles ? Dans quelle mesure participent-elles à construire l’authenticité de cette musique ? Pour répondre à ces questions, cette thèse analyse les lieux dans lesquels se construit cet ancrage local. Elle se fonde sur des enquêtes de terrains approfondies menées dans quatre villes : à Atlanta et à Minneapolis/Saint Paul, aux Etats-Unis, dans les régions parisienne et lilloise, en France.

Depuis les imaginaires géographiques des œuvres jusqu’aux performances dans les salles de concerts, depuis l’organisation de festivals jusqu’à la circulation des styles musicaux, c’est tout un circuit de production du rap qui apparaît, et qui met en évidence le fonctionnement de deux univers : celui des mondes artistiques liés à cette musique et celui des espaces urbains dans lesquels ils s’inscrivent. Cette thèse apporte ainsi un éclairage inédit sur la place de la culture en France et aux Etats-Unis, et sur la façon dont elle s’insère dans les villes, dans un contexte mondialisé.