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Pierre-Emmanuel Guigo distingué par le prix de l'Ina THÈQUE

Publié le 15 mars 2018

Pierre-Emmanuel Guigo, maître de conférences en histoire à l'UPEC et membre du CRHEC a reçu le prix de la recherche de l'Ina THÈQUE ex-æquo pour sa thèse sur la communication de Michel Rocard (1965-1995).

Date(s)
Le 16 janvier 2018
Pierre-Emmanuel Guigo est maître de conférences en histoire à la faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines à l'UPEC et membre du laboratoire du CRHEC. Fin 2016, il a soutenu sa thèse "Le complexe de la communication : Michel Rocard entre médias et opinion (1965-1995)" sous la direction de Jean-François Sirinelli, professeur à l'IEP Paris. Cette thèse a obtenu le prix de la recherche de l'Ina THÈQUE le 16 janvier 2018.

Présentation de la thèse



Michel Rocard (1930-2016) apparaît comme un des premiers à s'être saisi des moyens de communication « modernes », dès la fin des années 1960, puis de manière plus systématique à partir de 1974 autour de groupes dédiés à son image (Groupe « image » et groupe Prospol).

Il fait un large usage des techniques de marketing politique s'appuyant notamment sur des conseillers spécialistes du domaine, l'utilisation des sondages et du videotraining.
Cela lui permet de se bâtir une légitimité médiatico-sondagière alors qu'il se trouve en marge du jeu politique. Toutefois, il ne parvient pas par ce biais à fragiliser le pouvoir de François Mitterrand sur le Parti. Il doit ainsi renoncer en faveur du Premier secrétaire à être candidat pour l'élection présidentielle de 1981.

Déçu par les limites de cette ressource médiatico-sondagière il en devient l'un des principaux critiques et se forge un « complexe » à son égard. Il accuse les médias de simplifier à outrance et de rendre impossible l'exercice du pouvoir. Cela l'amène à délaisser la communication audiovisuelle, et à devenir de plus hostile aux journalistes, au point d'apparaître comme l'un des Premiers ministres (1988-1991) les moins communicants. L'absence de pédagogie autour de ses actions laissera toute la place aux critiques.

Ainsi, après avoir quitté Matignon, il ne pourra pas s'appuyer sur un bilan ayant marqué les esprits et sera rapidement rattrapé par l'impopularité du PS d'alors. Dès lors, il ne parviendra pas à inverser la tendance et à conserver ses chances pour la présidentielle de 1995.